Cours pour les enfants
Transmettre ma passion des échecs aux enfants est clairement l’un des aspects les plus gratifiants du métier de prof d’échecs. Les 64 cases constituent un univers miniature qui a tout pour stimuler l’imagination, la créativité et la concentration de l’enfant. Les échecs sont avant tout un jeu, et il est essentiel d’en présenter l’aspect ludique avant d’entrer dans des stratégies ou calculs.
Pour mes cours avec les jeunes enfants, mon approche est très intuitive et je m’adapte à 100% au processus de réflexion de mon élève, que je cherche à guider sans brusquer son fil de pensée naturel. D’expérience, les enfants ont une courbe d’apprentissage beaucoup plus imprévisible que les adultes : de grands bonds en avant suivis de périodes de « plateau ».
Je mets l’accent sur la pratique du jeu (si l’enfant ne joue pas régulièrement il n’y a pas de soucis, nous jouons alors régulièrement des parties entières ou des morceaux de parties durant les cours) et la passion : le jeu d’échecs regorge de curiosités qui ont tendance à émerveiller mes plus jeunes élèves, et je veille à ne jamais adopter une approche aride mais bien à stimuler la curiosité des enfants !
Aussi, jouer implique de perdre. Quelque soit notre niveau, on gagne 50% du temps, on perd 50% du temps. Même le meilleur joueur au monde ne reste pas le meilleur toute sa vie. Il est donc essentiel pour l’enfant d’apprendre, au fur et à mesure et dans la bienveillance, à accepter la défaite. On peut bien jouer et perdre quand même, parce que l’autre a mieux joué que nous. On peut faire un peu n’importe quoi et gagner quand même, parce que l’autre a fait une grosse erreur. On est responsable de faire de notre mieux, mais le résultat final ne dépend qu’à 50% de notre jeu, et à 50% du jeu adverse. Les échecs sont un terrain idéal pour intégrer cette mise en scène de la rivalité, qui n’a en fait pour seul but que de nous faire faire le mieux de nous-mêmes. Ainsi, je demande toujours à un enfant après une partie : “pourquoi tu as gagné ?” ou “pourquoi tu as perdu ?” : il est essentiel d’intégrer cette faculté d’auto-analyse, même basique. Ca prend du temps, c’est normal, mais quand l’élève arrive à prendre du recul sur le résultat de ses parties, et sur la qualité de son jeu, c’est vraiment excellent signe ! (Et en cela certains adultes feraient bien de s’inspirer de quelques-uns de mes élèves enfants, rien n’est acquis avec l’âge).
Cours possibles dès l’âge de 5 ans, l’âge auquel j’ai moi-même commencé à jouer. Attention toutefois, en-dessous de 7-8 ans, j’ai besoin de quelques cours pour vérifier que l’enfant montre un réel intérêt pour le jeu et ne cherche pas juste à faire plaisir à Papa-Maman, auquel cas je préfère arrêter les cours.